YOGA SUTRAS DE PATANJALI
Pourquoi commençons-nous par écouter ?
Les Yoga Sūtras de Patañjali et la philosophie de l’École Sarasvati
Lorsque l’on pense au yoga aujourd’hui, on imagine souvent des postures, des étirements ou des exercices de respiration.
Pourtant, lorsque Patañjali a réuni les enseignements du yoga il y a près de deux mille ans dans les célèbres Yoga Sūtras, il n’a commencé ni par les postures, ni par la souplesse du corps.
Il a commencé par une question bien plus profonde :
Comment retrouver la paix intérieure lorsque le mental est constamment agité ?
Dans les Yoga Sūtras, le yoga est défini comme :
« Yogaś citta vṛtti nirodhaḥ »
Le yoga est l’apaisement des fluctuations du mental.
Cette définition est au cœur de notre approche à l’École Sarasvati.
Nous ne commençons pas par les exercices
Nous commençons par écouter.
Le souffle.
Le corps.
L’histoire que chaque personne porte en elle.
Chaque douleur, chaque tension, chaque fatigue possède son propre langage.
Le corps ne parle pas avec des mots.
Il parle par la respiration.
Par la posture.
Par la qualité du mouvement.
Parfois même par le silence.
Dans notre école, nous ne cherchons pas à imposer une forme idéale au corps.
Nous apprenons d’abord à l’écouter.
Cette écoute est déjà une pratique du yoga.
Les fondations oubliées du yoga : Yama et Niyama
Avant de parler des postures, Patañjali présente les deux premières étapes du chemin :
Yama
Les principes qui régissent notre relation au monde.
- Ahimsa : la non-violence
- Satya : la vérité
- Asteya : le respect
- Brahmacharya : l’équilibre de l’énergie
- Aparigraha : le détachement
Niyama
Les principes qui régissent notre relation à nous-mêmes.
- Saucha : la clarté
- Santosha : le contentement
- Tapas : la discipline consciente
- Svadhyaya : l’étude de soi
- Ishvara Pranidhana : la confiance dans ce qui nous dépasse
Dans un monde qui valorise la performance, nous oublions souvent que le yoga commence par la relation que nous entretenons avec nous-mêmes.
Pratiquer Ahimsa, c’est parfois accepter de ralentir.
Pratiquer Satya, c’est reconnaître ses limites du moment.
Pratiquer Svadhyaya, c’est apprendre à observer son propre fonctionnement avec honnêteté et bienveillance.
La méthode Sarasvati
Au fil des années, notre approche s’est construite à la rencontre de la yogathérapie, de la kinésiologie, de l’observation du mouvement et de l’expérience humaine.
Elle repose sur cinq piliers :
Respiration
Le souffle est le premier mouvement de la vie. Il influence le système nerveux, la posture et la qualité de notre présence.
Mouvement
Le mouvement devient un outil d’exploration et non de performance. Il nous aide à retrouver mobilité, stabilité et confiance.
Récupération
Le corps ne se transforme pas uniquement dans l’effort. Il a besoin d’espaces de récupération, d’intégration et de repos.
Conscience
La conscience transforme un exercice en pratique. Elle nous permet de développer une relation plus profonde avec nous-mêmes.
Communauté
Le chemin est plus riche lorsqu’il est partagé. Une communauté bienveillante soutient la croissance, les doutes et les transformations.
Revenir à soi
À travers les siècles, les Yoga Sūtras continuent de nous rappeler une vérité simple :
Le yoga n’est pas une posture.
Le yoga n’est pas une performance.
Le yoga n’est même pas une méthode.
Le yoga est un chemin de retour.
Un retour vers une respiration plus libre.
Vers un corps plus vivant.
Vers une présence plus profonde.
Vers cette partie de nous qui demeure stable lorsque tout change.
C’est ce chemin que nous explorons ensemble à l’École Sarasvati.
Pas à pas.
Souffle après souffle.
Avec patience, conscience et humanité.


Laisser un commentaire